
Diplômes universitaires, conférences de sociétés scientifiques et autres formations privées… Si les programmes théoriques en implantologie sont nombreux, se lancer dans la pratique reste parfois difficile. De plus en plus de praticiens choisissent de se faire accompagner via le mentorat. Explications.
Jeudi 4 juin, 11 h 30 au cabinet du Âdocteur F…, chirurgien-dentiste à Paris.
Les quatre praticiens qui Âenfilent leur charlotte, leur masque, leurs lunettes de protection et leurs surchaussures, puis procèdent au lavage chirurgical de leurs mains ne vont pourtant pas opérer, mais assister à une intervention d'implanÂtologie en direct, jouant tout à tour le rôle de l'assistante ou de l'observateur averti. Au programme d'aujourd'hui, une extraction de molaire avec implantation immédiate à la mandibule. La semaine prochaine, une mise en charge immédiate. Et la semaine d'après, un cas esthétique, antérieur cette fois. Praticiens chevronnés tous les quatre, en exercice depuis plus de quinze ans, ils n'ont encore jamais posé d'implants de leur vie mais ont choisi d'en faire une des activités de leur caÂbinet et s'y sont formés en conséquence. Entre la théorie et la pratique, il restait cependant un grand pas à franchir. D'où leur présence aujourd'hui au cabinet du docteur F…, implantologiste reconnu et mentor, à ses heures. Un mentor qu'ils vont regarder travailler et qui va leur transmettre sa gestuelle, ses bonnes pratiques et son savoir pendant plus d'un mois. Un praticien en présence de qui ils effectueront souvent leur première intervention et qu'ils continueront à consulter, en cas de doute, bien des mois après leur stage...

Des résultats immédiats
Interrogés à l'issue du stage, 70 % des praticiens ont effectivement franchi le pas et intégré l'implantologie à leur exercice quotidien (cf. ci-dessous). Plus confiants et moins stressés, mais aussi convaincus de la fiabilité et des bienfaits de l'implantologie pour la santé de leurs patients, ils ont acquis durant le stage des techniques pour « bien faire » et des arguments pour « bien communiquer » sur ce type de soins. Le contenu et l'approche pédagogique du stage en sont les garants.
Étendre sa zone de confiance
Parce qu'exécutés rarement, la plupart des Âactes chirurgicaux créent de l'inconfort. Le mentorat Step by Step s'attache à installer des habitudes et des routines sur des interventions simples. Objectif : étendre la zone de confiance des futurs « implantologistes », celle qui correspond aux actes parfaitement maîtrisés (cf. schéma 1) : plus on s'éloigne de cette zone et plus le risque augmente. Mais plus on l'élargit et plus le capital confiance s'étend, permettant d'aller, petit à petit, vers des cas de plus en plus difficiles. Chaque expérience réussie venant conforter la confiance du praticien et l'étendre à son tour. Autre solution largement abordée lors du stage : le recours à des protocoles simplifiés avec un plateau technique facile à utiliser (cf. schéma 2).

Maîtriser son stress
Opération plus complexe que prévu, questions embarrassantes nécessitant une réponse claire et rassurante, présentation d'un devis élevé… Que ce soit avant, pendant ou après une intervention, en implantologie, les occasions de perdre son sang-froid ne manquent pas. Être accompagné par un mentor permet d'apprendre à y faire face et de gagner en séÂrénité : en réalisant régulièrement des actes chirurgicaux pour acquérir réflexes et routines ; en utilisant des outils de planification informatiques tels que la chirurgie guidée sans lambeau (NobelGuide TM) ou la planification sur modèle (Model Based TM) ; en testant ses arguments et en les confrontant au terrain, mais aussi en étayant ses propres convictions. Un apprentissage en bonne compagnie. Un apprentissage à son rythme. Un apprentissage en toute sécurité. Pour franchir un grand pas à petits pas.

Solution UFSBD Pro