Optez pour l'approche globale






Plus efficace sur le plan thérapeutique, plus gratifiante et plus rentable pour les praticiens, plus confortable et plus rapide pour les patients, l'approche globale gagne du terrain chez ceux qui s'installent. Focus sur ses bénéfices et sa mise en place dans un cabinet qui « tourne à l'ancienne ».

Manque de temps, patients trop nombreux, afflux d'urgences, risque de surtraitements ou crainte de déplaire, pouvoir d'achat limité, enseignement initial trop cloisonné, formation insuffi sante ou peur de l'inconnu… entre vrais prétextes et bonnes raisons, nombreux sont les freins à une approche globale de la bouche des patients. Sans compter la routine et ses rendezvous de trente minutes qui conditionnent le praticien à penser chaque problème de façon isolée et le cantonnent à des actions localisées, voire ponctuelles.

Parce que leur bouche le vaut bien
Car la bouche est un ensemble cohérent qui exige d'être traité globalement. Avec des problèmes souvent interdépendants dont la prise en charge peut au moins être coordonnée sinon simultanée. Au-delà de cette cohérence indispensable, l'approche globale off re aussi l'avantage d'être plus confortable. Son but ultime étant l'économie des tissus, mais aussi l'économie de temps. Pour le plus grand bonheur des patients. Moins d'anesthésies, moins de rendezvous même s'ils sont plus longs, des délais plus rapides pour une bouche réhabilitée… les avantages sont indiscutables, qu'il s'agisse de qualité des soins ou de qualité de vie.

Travailler moins pour gagner au moins autant
Bénéfique pour le patient, l'approche globale l'est aussi pour le praticien, notamment s'il est installé depuis dix, vingt ou même trente ans. Rien de tel qu'une ouverture sur de nouvelles disciplines pour redonner de l'intérêt à un quotidien devenu monotone et revitaliser un cabinet qui « ronronne Â». Implantologie, esthétique, prophylaxie, parodontie, orthodontie. Un simple coup d'oeil à la liste des possibles suffi t pour s'en convaincre. Gain d'intérêt mais aussi gain de temps. Le fait de regrouper des actes et de rallonger les séquences réduit mécaniquement les temps morts inhérents à chaque rendez-vous : préparation de la salle, accueil et installation du patient, nettoyage, démarches administratives, facturation et calage de rendez-vous… Sans compter les temps de stérilisation. Autant de minutes précieuses non facturées. Sur une journée de dix heures comptant vingt patients, le praticien n'est en fait payé que la moitié du temps. Avec des rendez-vous longs, la proportion s'inverse, la rentabilité augmente. Et ce d'autant plus que le chirurgiendentiste mène de front des actes semblables sur plusieurs dents : empreintes, essayages, poses, traitement de racines, etc. Le temps gagné peut atteindre 50 à 60 %. Encore une fois, il n'est pas question de pousser nos patients à la consommation et de « vendre » du surtraitement, ni même de « faire le tri » dans sa patientèle. Non, il s'agit simplement de pouvoir proposer à tous nos patients, sans aucune distinction et en prenant en compte leur motif de consultation, un véritable plan de santé bucco-dentaire individualisé et correspondant précisément à leurs besoins : préventif, thérapeutique si nécessaire et incluant évidemment le suivi. Libre ensuite au patient de choisir d'adhérer ou non à cette démarche, en totalité ou partiellement, selon sa motivation et ses moyens, que ce soit de manière immédiate ou progressive, mais il est de notre devoir de professionnel de santé de l'informer clairement sur son capital dentaire et la manière de le conserver ou de le restaurer.

Pourquoi, comment et par qui se faire accompagner ?
Si allonger la durée des rendez-vous et regrouper ponctuellement des actes peut se faire sans grands bouleversements, systématiser l'approche globale nécessite de se remettre en cause, de repenser l'organisation du cabinet, puis de la mettre en oeuvre. Autant de points sur lesquels, il vaut mieux être accompagné. La complexité de la démarche en témoigne. À commencer par l'état des lieux du praticien. Que sait-il diagnostiquer ? Que sait-il faire ? Que sait-il faire faire ? Connaît-il les interactions entre les diff érentes spécialités ? Dans quelles voies veut-il s'orienter ? Avec qui et comment vat- il travailler ? Car le chirurgien-dentiste pratiquant l'approche globale ne doit pas être hommeorchestre mais chef d'orchestre. Une fois ce bilan fait, le praticien saura où et par qui se faire aider.
À savoir

15 minutes
chaque rendez-vous compte 15 minutes improductives.

50 % du temps d'un chirurgien-dentiste classique n'est pas facturé.

50 % à 60 % de temps productif. c'est le temps que l'approche globale permet de gagner.

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